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Depuis quelques mois, nous travaillons sur un projet d'avenir: un Vélomobile.

Contexte

Qui pourrait parier sur l’avenir du parc automobile tel que nous le connaissons en 2019?

Si nous ne parlons que de la Belgique : a-t-on réellement besoin de près de 6 millions de voitures* ?

Du point de vue efficacité énergétique c’est une hérésie totale : 80% des trajets sont effectués avec une seule personne à bord**. Quand on sait qu’en plus de cela il n’y a que 7% du carburant utilisé par notre voiture qui sert à la déplacer***, ca donne une idée du gaspillage énergétique dont nous sommes à l’origine, quotidiennement. Une tonne et demi pour déplacer 80kg d’humain. A-t-on déjà vu plus inadapté comme machine ?

Dans une auto traditionnelle, Seulement 7% du carburant est utilisé pour se déplacer.

Et la voiture électrique telle qu’on essaye de nous vendre n’est de toute évidence pas la solution. Si on ne parle par exemple que de son émission de CO2, de nombreuses recherches démontrent que l’émission globale de Co2 d’une voiture électrique est équivalent à celui d’une voiture thermique *4 (production-utilisation-recyclage inclus, pour 160.000km, durée de vie moyenne d’une voiture belge)

En effet, plus de 50% de la pollution engendrée par la voiture moderne provient de sa production et son recyclage. (5,5 tonnes de C02 jute pour la production d’une voiture moderne !!!*5) Il y a donc bien plus de raison de culpabiliser à acheter une bourgeoise auto moderne produite à l’autre bout du monde que de rouler en ancêtre. Sans parler de la place physique que prennent ces millions d’autos, leur obsolescence programmée par les constructeurs, le fait que le marketing les démode de plus en plus vite, leur prix sans arrêt plus déconnecté du cout réel de production pour être de plus en plus basé sur le prix que les agences marketing déterminent comme étant le prix « que vous êtes prêt à payer. » …

Volume de CO2 émis QUOTIDIENNEMENT par une voiture en belgique. (en moyenne) (50km/jour)

Mais laissons de côté cette polémique qui ne va pas cesser de faire couler de l’encre.

Avouons-le : la majorité de nos autos sont plus un démonstrateur social qu’une machine adaptée à nos besoins.

Pour l’avenir de la mobilité, nous parions sur une diversification des modes de transport. Le réseau routier et le code de la route s’y adapteront et cela permettra notamment l’émergence du « Vélomobile ». ( les frontières seront de plus en plus floues entre vélo, moto et voitures par une multitudes de véhicules intermédiaires.

Qu'est ce qu'un Vélomobile?

Le vélomobile a été inventé il y a de nombreuses années. C’est un véhicule de déplacement individuel, à pédales (HPV= Human powered vehicle) très léger (jamais plus de 50 kg) à 3 roues (parfois 4), avec une carrosserie. La position du pilote est souvent couchée, ce qui permet une forme très aérodynamique, pour des performances nettement supérieures à un vélo traditionnel (au moins sur le plat et en descente.) Citons par exemple le « WAW » développé par la société belge Fietser.be il y a près de 20 ans et produit à plus de 400exemplaires actuellement. (distribué par katanga.eu)

Initialement, beaucoup de modèles ont été développés pour être mûs uniquement par la force des jambes, mais la multiplications et démocratisation des moteurs à assistance électrique ces dernières années ouvre une opportunité énorme pour ces véhicules.

Conçu très légers et souvent très menus et profilés un bon vélomobile sans moteur peut prétendre sans difficulté des vitesses moyennes de plus 25km/h et jusqu’à plus de 70km/h en vitesse de pointe, voire même plus de 90 pour un tout bon cycliste.

L’implémentation d’un moteur électrique sur un véhicule de ce type peut permettre soit d’atteindre des vitesses encore plus élevées avec le même véhicule, soit autoriser des véhicules plus lourds, plus grands ou moins profilés, c’est-à-dire de plus grandes possibilités formelle et fonctionnelles.

C’est dans ce créneau que nous sommes occupé à développer un nouveau type de vélomobile.

Le Velomobile SLG

Passionnés par la voiture (réellement) anciennes (avant les années 80 !), nous ne sommes pas de ceux qui culpabilisent d’émettre un peu plus de C02 au km qu’une voiture moderne. Les « oldtimers » parcourent par définition très nettement moins de km/ ans qu’une voiture moderne et la pollution engendrée par une oldtimer qui reste sur la route – fût-elle polluante- est quantité totalement négligeable par rapport au cycle de vie complet d’une auto moderne.

Notre métier principal restera la voiture ancienne et le développement des savoir-faire artisanaux qu’elle nécessite. Par contre, l’avenir nous inquiète. La croissance (surconsommation et les diverses exagérations liées à notre société capitaliste) qui nous pousse à aller toujours plus loin, plus vite, plus grand, plus confortable, plus fort a -de toute évidence- une limite qui arrive à grand pas.

C’est dans ce cadre de prise de conscience que s’inscrit notre projet.

Nous voulons offrir un véhicule résolument tourné vers l’avenir, en conservant un maximum de valeurs qui nous font vibrer et qui nous viennent des plus belles heures de l’automobile du temps ou elle créait encore la légende. C’est-à-dire une machine excitante qui ne correspond pas à un cahier des charges pondu par une assemblée de consultant en marketing, ni destinée à rémunérer un conglomérat d’actionnaires, ni faire tourner des usines financées par des fonds d’investissements obscurs. Rien de tout cela.

Nous volons « juste » proposer un engin qui donne irrésistiblement envie de l’essayer parce qu’il est beau, fun, attirant, nouveau, innovant, fabriqué en petite série, en circuit le plus court possible, par une petite pme belge qui a des ambitions plus humbles et nobles que de celle de faire du profit.

En résumé nous voulons offrir un maximum de plaisir en un seul véhicule :

-le plaisir de se montrer à bord d’une voiture de sport produite en petite série,

-le même plaisir d’acheter et se « configurer » une voiture neuve,

-le plaisir de rouler à vélo

-le plaisir de se déplacer à coût proche de zéro.

-le plaisir de se différentier.

Nous parlons donc d’un tricycle à châssis tubulaire en aluminium le plus minimal possible.

La puissance motrice est assurée par les pédales et un moteur à assistance électrique. Des freins hydrauliques à disques, un changement de vitesse moderne intégré au moyeu arrière. Une siège confortable offrant une position assise-couchée. Le tout emballé dans une carrosserie qui aurait pu être dessinées par un carrossier italien au milieu des années 60…

instagram cycle car sur site.jpg

Affaire à suivre… sur instagram @SLGcyclecars.


N’hésitez pas à commenter, partager, parler de notre projet, venir nous donner votre avis, vos commentaires, remarques, critiques constructives, expériences…

À tout bientôt.

Tristan.